La guerre des chiffres a rendu son verdict, et Ronda Rousey savoure sa revanche par médias interposés. Alors que l'UFC a dévoilé les audiences américaines de sa carte historique de la Maison-Blanche — enregistrant une moyenne de 7 millions de téléspectateurs sur Paramount+ —, ces chiffres restent en deçà de ceux établis en mai dernier par l'organisation concurrente MVP MMA sur Netflix.
Portée par le retour à la compétition de la star américaine face à Gina Carano, la première carte de la structure de Jake Paul avait réuni 9,3 millions de foyers américains en moyenne. Un écart qui a poussé la pionnière du MMA féminin à envoyer un message plein de mépris au directeur commercial de l'UFC, Hunter Campbell.
« Mdr ! Embrasse mon cul Hunter Campbell », a réagi Ronda Rousey sur son compte X, partageant le comparatif des audiences.
Cette pique publique est loin d'être un hasard. Durant toute la tournée promotionnelle menée pour son retour en cage, l'ancienne reine des poids coqs avait révélé que l'un de ses principaux moteurs était son conflit ouvert avec le dirigeant de l'UFC. Selon elle, Hunter Campbell s'était montré particulièrement sexiste, méprisant et condescendant lorsque son équipe avait initialement approché l'UFC pour organiser ce choc contre Gina Carano, critiquant notamment l'âge des deux athlètes. Piquée au vif, “Rowdy” s'était promis de monter un événement plus massif hors des frontières de l'organisation de Las Vegas.
Si la victoire symbolique de Ronda Rousey est incontestable sur le sol américain, plusieurs observateurs rappellent néanmoins que les deux événements ne jouaient pas à armes égales. Netflix possède un bassin de 325 millions d'abonnés dans le monde contre 79 millions pour Paramount+. De plus, l'UFC Freedom 250 a été diffusé un dimanche soir, contrairement au traditionnel créneau du samedi utilisé par MVP.
Conscient de cette réalité, le cofondateur de MVP, Nakisa Bidarian, a tenu à calmer le jeu en félicitant chaleureusement Dana White et ses équipes pour la qualité de leur production sur la pelouse présidentielle, qualifiant la situation de bénéfique pour l'ensemble du sport. Une diplomatie commerciale qui n'efface en rien le grand sourire de Ronda Rousey, ravie d'avoir infligé ce camouflet à son ancien employeur.
Source : MMA Fighting