L'histoire du MMA féminin s'apprête à rouvrir l'un de ses chapitres les plus romanesques. Neuf ans après avoir quitté l'octogone sur deux revers cuisants, Ronda Rousey s'apprête à retrouver la lumière face à Gina Carano. Si l'annonce a fait l'effet d'une déflagration, ce sont les flèches décochées par l'Américaine en direction de Cris Cyborg qui occupent désormais l'espace médiatique. En qualifiant la Brésilienne de tricheuse pour justifier la défaite de Gina Carano en 2009, la médaillée olympique a relancé une guerre froide que l'on pensait enterrée sous les tapis de la WWE.

Cris Cyborg, imperturbable malgré la virulence des attaques, observe ce retour avec un mélange d'amusement et de bienveillance. La championne du PFL souligne l'ironie d'être encore le sujet principal des préoccupations d'une athlète retraitée depuis une décennie. Forte de ses années de tests antidopage irréprochables sous les standards les plus stricts, elle réfute ces allégations avec une sérénité désarmante, préférant se concentrer sur sa propre longévité. Pour elle, les sorties médiatiques de Ronda Rousey trahissent une forme de rancœur tenace que le temps n'a pas su apaiser.

Sur le plan sportif, la Brésilienne valide toutefois le travail des matchmakers. Opposer deux légendes revenant d'une longue inactivité permet de préserver l'héritage de chacune sans les jeter en pâture à la jeune garde affamée. Quant à une éventuelle confrontation directe, Cris Cyborg ferme la porte avec une lucidité cinglante. Alors qu'elle peaufine sa transition vers la boxe et planifie sa retraite pour 2026, elle estime qu'un combat contre une Ronda Rousey rouillée par dix ans d'absence ne serait qu'une exécution que le public ne souhaiterait pas voir.


Source : MMA Fighting