Si Liz Carmouche ne figure pas encore sur le "Mont Rushmore" du MMA féminin, elle fait indéniablement partie des mères fondatrices de la discipline. À ce titre, ses prises de position sur l'évolution du sport portent un poids considérable, et l'Américaine estime que les dirigeants du PFL feraient bien de l'écouter lorsqu'elle réclame la création de nouvelles divisions de poids chez les femmes.

Actuellement, le PFL ne propose pas de catégorie de poids coqs féminine (135 livres). C'était déjà le cas au Bellator, organisation dont Carmouche était la championne des poids mouches avant le rachat et la dissolution de la marque par le PFL. Pourtant, la combattante de 42 ans ne cache pas que sa véritable catégorie de prédilection reste les poids coqs. C'est d'ailleurs dans cette division qu'elle est entrée dans l'histoire en 2013, devenant la toute première femme à fouler l'octogone de l'UFC lors de son face-à-face mémorable contre Ronda Rousey pour la ceinture inaugurale.

Au sein du PFL, l'horizon est bien plus restreint. Liz Carmouche (26-8) doit se contenter des 125 livres (poids mouches), une division où elle s'est imposée samedi dernier en soumettant l'ancienne athlète de l'UFC Viviane Araujo par guillotine au deuxième round, lors du co-main event du PFL San Diego.

« Après avoir vu la catégorie des 135 livres s'épanouir et devenir magnifique, puis d'autres divisions s'ouvrir, j'étais ravie de voir toutes les femmes représentées en MMA », a regretté Liz Carmouche en conférence de presse à la Pechanga Arena. « Égoïstement, j'aimerais ne plus avoir à m'infliger ces coupes de poids folles. Elles ne sont pas bonnes pour la santé, je le sais. La seule raison pour laquelle je le fais, c'est que je mourrais si j'essayais de descendre à 115 livres (poids pailles). Ce n'est même pas une option. Les 125 livres sont donc mon unique choix. »

« Cela me rend triste de voir tout le travail et les efforts investis pour développer chaque catégorie de poids commencer à disparaître. Je veux que l'on continue d'ajouter des divisions, car les femmes ne se résument pas à deux types de morphologie, c'est ridicule. Regardez Cris Cyborg. Si la catégorie des 145 livres (poids plumes) n'avait pas existé, nous ne l'aurions jamais vue. Elle représente toutes les femmes et reste la légende des légendes. Comment peut-on nier le besoin d'ouvrir d'autres tranches de poids ? »

En attendant un éventuel changement de politique de l'organisation, le futur sportif de Liz Carmouche s'écrira toujours chez les poids mouches. La vétérane pressent que son prochain combat pourrait l'opposer à la gagnante du choc de la fin du mois entre la star britannique Dakota Ditcheva et Denise Kielholtz, avec pour enjeu la ceinture inaugurale des 125 livres du PFL.


Source : MMA Junkie