Entre Colby Covington et la direction de l'UFC, le point de rupture semble définitivement consommé. La pilule ne passe pas pour le fantasque combattant des poids mi-moyens, laissé sur le carreau alors que l'organisation s'apprête à investir la Maison Blanche pour un gala sans précédent le 14 juin prochain. Soutien de la première heure de Donald Trump, le Californien n'a pas digéré d'être exclu d'une affiche où Ilia Topuria et Justin Gaethje tiendront le haut du pavé.
Dans une interview sans langue de bois accordée à Submission Radio, le combattant de 38 ans a révélé que les officiels souhaitent le voir revenir uniquement contre le vainqueur du combat entre Mike Malott et Gilbert Burns. Cette attente prolongée exaspère celui qui n'est plus apparu dans l'octogone depuis son revers par TKO subi contre Joaquin Buckley à l'UFC Tampa. Au-delà du simple calendrier, c'est le modèle économique même de la promotion qui est visé par ses critiques acerbes.
Au-delà de ce calendrier, Colby Covington dénonce un système contractuel qu'il juge malhonnête. Bien que considéré officiellement comme un prestataire indépendant, il se sent menotté par des restrictions l'empêchant de se produire ailleurs, notamment en grappling. Une tentative d'organiser une confrontation avec Arman Tsarukyan aurait ainsi été bloquée par l'organisation. Selon lui, la ligue se contente désormais de ses revenus garantis issus de l'accord avec Paramount et préfère aligner des athlètes moins onéreux.
Le clash prend une ampleur supplémentaire avec l'intervention de Bo Nickal, qui n'a pas hésité à jeter de l'huile sur le feu. L'ancien prodige de la lutte, pourtant déjà engagé face à Kyle Daukaus, s'est dit prêt à modifier ses plans pour humilier Colby Covington sur la pelouse de Washington. Cette provocation a immédiatement entraîné une réaction cinglante de l'intéressé, qui a répliqué en faisant référence aux récents désistements de son jeune rival Désormais, le fossé semble définitif entre Colby Covington et son employeur.