Ronda Rousey ne cache plus son hostilité envers l'organisation qui l'a jadis portée au sommet. L'ancienne patronne des poids coqs a choisi de s'associer à la structure Most Valuable Promotions pour son retour à la compétition, après l'échec de ses négociations avec Dana White. Les nouvelles contraintes financières imposées par le diffuseur Paramount ont rendu tout accord impossible, car le système de rémunération basé sur les ventes de pay-per-view a disparu. Sans ces garanties, la Californienne a refusé de brader ses services, préférant la flexibilité offerte par le géant du streaming.
Désormais liée à Netflix pour son choc contre Gina Carano chez les poids plumes, la médaillée olympique se réjouit de l'arrivée de Francis Ngannou. Le Camerounais fera ses débuts pour MVP face à Philipe Lins, apportant une puissance de KO indispensable pour crédibiliser cette carte concurrente. Cette alliance stratégique vise à démontrer que les stars de haut niveau peuvent désormais prospérer hors du giron de l'UFC. L'objectif est clair : prouver que l'intérêt des athlètes peut primer sur les dividendes versés aux investisseurs.
L'ancienne championne profite de cette exposition pour attaquer frontalement la qualité des programmes actuels du leader du marché. Sur ses réseaux sociaux, elle a violemment critiqué la carte prévue à la Maison Blanche, la jugeant indigne des attentes du public. Une interview est attendue ce mardi lors d'une conférence de presse très médiatisée. Elle compte y détailler son nouveau modèle économique et revenir sur son refus de sacrifier ses intérêts financiers au profit du groupe TKO.