Le premier opus avait tenu toutes ses promesses, laissant un arrière-goût d’inachevé dans la bouche des puristes. Détrôné de sa couronne des poids moyens lors de l'UFC 328 au terme d'un main event disputé, Khamzat Chimaev n’a pas digéré la perte de son bien. Le verdict des juges, rendu par décision partagée en faveur de Sean Strickland, hante visiblement l’ancien champion qui multiplie les sorties virulentes pour obtenir un second affrontement.
Khamzat Chimaev avait pourtant émis l’hypothèse d’un changement de trajectoire. Éprouvé par une coupe de poids particulièrement douloureuse avant le premier choc, il avait initialement confié à Dana White son envie de grimper chez les poids mi-lourds. Une réflexion de courte durée, balayée par une obsession tenace : récupérer sa ceinture à 185 livres et infliger une correction à son rival américain, vainqueur surprise alors qu'il affichait un statut d'outsider à +400 chez les bookmakers.
Ce week-end, Khamzat Chimaev est repassé à l'offensive sur ses réseaux sociaux, interpellant directement le nouveau roi de la division. L’ancien champion a haussé le ton de manière explicite, promettant une issue tragique ou définitive en cas de retrouvailles dans l'octogone, tout en accusant l'Américain de chercher une porte de sortie face aux critiques de certains internautes.
La balle est désormais dans le camp des matchmakers, confrontés à un véritable casse-tête sportif. Si la dimension dramatique et lucrative d'une revanche immédiate séduit le public, la politique de l’UFC favorise rarement les champions déchus dès leur première tentative de défense. De plus, la candidature de Nassourdine Imavov pèse lourd dans la balance. Fort d’une série de cinq succès consécutifs, le combattant tricolore a légitimement gagné son ticket pour un combat de championnat, et l'ignorer au profit du storytelling Chimaev provoquerait une évidente frustration.
Source : Heavy