L’ascension d’Ilia Topuria au sommet de la catégorie des poids légers n'a en rien tempéré son franc-parler. Depuis sa victoire par KO face à Charles Oliveira lors de l’UFC 317, l'actuel champion observe avec un dédain manifeste les gesticulations d'Arman Tsarukyan pour obtenir une chance au titre. Ce dernier, bien qu'écarté au profit de Justin Gaethje, multiplie pourtant les apparitions médiatiques et les tournois de lutte pour forcer son destin. Une stratégie de « siège » qui semble n'avoir provoqué chez le détenteur de la ceinture qu'un profond sentiment de mépris.
Le champion n'a pas utilisé de pincettes pour décrire celui qu'il surnomme désormais la « petite belette ». Interrogé sur la montée en puissance médiatique de son rival, Ilia Topuria a épinglé une mentalité qu’il juge puérile et un manque flagrant d’intelligence. Selon lui, l’étalage de richesse d’Arman Tsarukyan sur les réseaux sociaux ne serait qu’un écran de fumée financé par le patrimoine familial, loin de la réalité d'un athlète de haut niveau s’étant construit seul. Cette hostilité dépasse le simple cadre sportif pour toucher à la crédibilité même de l'individu.
Sur le plan technique, l’assurance d’Ilia Topuria frise l’arrogance. Alors qu’Arman Tsarukyan s’est illustré récemment par une série de débordements comportementaux, de son altercation avec Dan Hooker à son éviction d’un vol commercial, le champion reste de marbre face à ce qu'il considère comme du bruit parasite. Pour l'Espagnol, le combat ne durerait pas plus d'une reprise si les deux hommes venaient à s'enfermer dans l'octogone. Il rejette l’idée que la lutte de son prétendant puisse représenter une menace sérieuse pour son règne.
L'objectif principal d’Ilia Topuria semble d'ailleurs se situer un cran plus haut, dans la division des poids mi-moyens, où il lorgne un bras de fer face à Islam Makhachev. Toutefois, le champion n'entend pas fuir ses responsabilités. Si le combat contre Justin Gaethje prévu pour l'UFC Freedom 250 venait à capoter, il se dit prêt à corriger Arman Tsarukyan sans délai. Pour le roi des légers, peu importe l'identité du candidat ou la bourse proposée : la finalité reste la même, une domination totale et sans partage.