La pilule a du mal à passer pour Cory Sandhagen. Alors que l'organisation s'apprête à poser ses valises dans la capitale le 14 juin, l'absence du styliste de la catégorie sur l'affiche laisse un goût amer. L'annonce du combat entre Sean O'Malley et Aiemann Zahabi a agi comme un déclencheur, poussant l'Américain à pointer du doigt ce qu'il considère comme une fuite devant les responsabilités sportives.
Sean O'Malley a tenté de justifier cette situation sur le plateau d'Ariel Helwani, expliquant qu'aucun contrat mentionnant Cory Sandhagen ne lui avait été soumis. L'intéressé écarte cette pirouette rhétorique sans la moindre hésitation. Selon lui, une tête d'affiche de ce calibre ne doit pas se contenter de subir les propositions des matchmakers, mais doit activement réclamer les défis qui galvanisent les foules.
Ce mécontentement s’inscrit dans un contexte de reconstruction pour les deux hommes, tous deux battus récemment par Merab Dvalishvili. Cette trajectoire commune rendait leur confrontation naturelle pour clarifier la hiérarchie des poids coqs. Cory Sandhagen confesse d’ailleurs, non sans amertume, qu’il n’a jamais bénéficié du statut de favori auprès des instances, celui qui permet de dicter ses propres conditions lors des négociations de bourses.
Pourtant, des pistes sérieuses ont été explorées en coulisses. Le nom de Payton Talbott, le nouveau prodige qui a envoyé Henry Cejudo à la retraite lors de l'UFC 323, a bel et bien été mis sur la table. Cory Sandhagen avait mordu à l'hameçon, entamant même les prémices d'un camp d'entraînement, avant que l'état-major ne décide de faire machine arrière pour privilégier une autre direction.
Désormais, tous les regards se tournent vers l'été. Le pensionnaire de l'Elevation Fight Team mise tout sur une apparition lors de l'International Fight Week pour relancer sa dynamique. Lucide sur sa propre horloge biologique, il envisage d'honorer encore quelques combats avant de se retirer. En attendant, le rendez-vous manqué de Washington confirme que dans l'octogone, la diplomatie des contrats est parfois aussi complexe que les échanges de coups.