UFC Fight Night 287


Après un passage par les Contender Series et un parcours remarqué sur la scène européenne, Matthieu Duclos effectue son entrée dans l'octogone ce samedi lors de l'UFC Fight Night 287 [UFC Paris] à l'Accor Arena. Opposé au dangereux Brésilien Luis Felipe Dias chez les poids moyens, le combattant tricolore s'est confié sans détours face aux médias, fidèle à son naturel et à son pragmatisme.

Pour rejoindre la plus grande organisation mondiale, Duclos n'a pas hésité à faire une croix sur une finale lucrative à 100 000 euros au sein d'Hexagone MMA :

« L'UFC, ça ne se refuse pas. L'argent c'est important, mais il y a des choses plus importantes : mettre de l'honneur sur son nom, représenter son pays au plus haut niveau. C'est la chose la plus importante, bien plus que l'argent. Le fait d'être à l'UFC, ça apportera des retombées financières derrière, c'est un investissement. Oui, c'est un risque parce que rien ne garantit la victoire, mais elle n'était pas garantie non plus au tournoi. On n'a rien sans risque. »

Habitué des grandes salles parisiennes, le Français balaie toute forme de pression à l'idée d'évoluer devant son public :

« Je n'ai pas plus de pression que ce soit à l'étranger ou en France, je me sens comme chez moi. J'ai déjà vécu des grosses salles, j'ai déjà vécu Bercy complètement plein. Quand on est combattant, il faut rester pro et mettre les émotions à l'écart. Quand on vous hue, il faut en avoir rien à faire ; quand on vous acclame, il faut en avoir rien à faire, parce que ça peut vous affecter. Dans la cage, je suis un peu un robot, physiquement et mentalement. »

Interrogé sur ses déboires passés et les graves infections à staphylocoque qui ont failli briser sa carrière, Duclos a détaillé les ajustements mis en place avec Daniel Woirin :

« On s'entraînait de manière trop intense et prolongée, on enchaînait les camps avec Benoit Saint-Denis (9-4-0 UFC), et le corps n'est pas fait pour ça. Quand tu as un staph, c'est que ton système immunitaire est complètement défoncé. Il y a eu des périodes où j'ai pissé du sang, des infections urinaires graves, le visage gonflé sans même avoir de coupure. J'ai même pensé à arrêter ma carrière, j'étais devenu intolérant à plein d'aliments. Aujourd'hui, il y a moins de monde dans l'équipe, on peut vraiment calculer les entraînements selon mon état. J'ai refait mon système immunitaire et ça fait plus de deux ans que je n'ai plus rien. Le corps est réparé. »

Pur adepte du combat debout, le poids moyen assume son style tourné vers le spectacle et refuse de s'éparpiller lors des face-à-face d'avant-combat :

« Les arts martiaux, c'est un art, et l'art ça doit être beau. Je m'efforce de le rendre beau à travers la violence, à travers le striking, parce que c'est le plus visuel. Mon corps est fait pour tabasser les gens de loin. Et les face-à-face, ça ne sert à rien : le combat ne se fait pas avec les yeux, on ne tue personne avec les yeux. C'est bien beau de se regarder comme si on voulait tuer le mec, mais le mieux, c'est de vouloir vraiment le faire. Moi, je garde mon énergie. Je combats avec mes poings, mes pieds, mes genoux, mes coudes, mais pas avec mes yeux. »

Face à lui, Luis Felipe Dias (1-0-0 UFC) représente une opposition explosive :

« C'est un Brésilien classique : il tape fort, il a une lutte moyenne et un bon sol. C'est vraiment le cliché du Brésilien, très physique, avec des qualités de finisseur comme moi. Ça va être un combat violent, engagé, et il y a très peu de chances que ça aille à la décision. »

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Fiche combat et prono

Luis Felipe Dias vs. Matthieu Duclos

UFC FIGHT NIGHT 287 - Luis Felipe Dias vs Matthieu Duclos