Josh Hokit avance masqué, mais il sait parfaitement où il va. Révélé l'été dernier grâce aux Dana White’s Contender Series, le poids lourd américain a habitué les fans à des prestations médiatiques outrancières sous les traits de ses alter ego théâtraux. Lors de sa dernière interview accordée à MMA Junkie Radio, l'athlète a pourtant balayé ces mises en scène pour se présenter sous son vrai jour. Cet ancien joueur de football américain, un temps signé par les San Francisco 49ers en 2020 sans jamais disputer la moindre rencontre officielle, s'impose aujourd'hui comme un espoir à la trajectoire fulgurante.
Son ascension relève d'ailleurs d'un véritable sprint de treize mois, l'ayant mené des cages du LFA jusqu'aux portes de la Maison-Blanche pour l'UFC Freedom 250. Le 14 juin prochain, il affronterait Derrick Lewis sur la pelouse sud à la demande expresse de Donald Trump. Conscient du caractère historique de cet événement, le combattant jette un regard lucide sur ses premiers pas dans l'octogone, estimant que personne n'a réalisé une entame aussi parfaite dans l'histoire de la ligue, avec un bilan de trois victoires pour quatre bonus récoltés.
Ses trois premières sorties professionnelles à l'UFC dessinent une progression méthodique. Après avoir mis hors d'état de nuire Max Gimenis et Denzel Freeman par arrêt de l'arbitre, le puissant puncheur a créé la surprise générale lors de l'UFC 327 en dominant Curtis Blaydes par décision unanime au terme d'un affrontement intense et spectaculaire. C'est précisément à la suite de cette performance que la présidence américaine a sollicité sa présence sur la carte de Washington, éclipsant les critiques liées à ses sketchs répétitifs que la majorité du public refusait de prendre au sérieux.
Ce désamour populaire ne perturbe en rien la feuille de Josh Hokit, qui a récemment provoqué la colère d'Ilia Topuria lors d'une conférence de presse. Josh Hokit avoue préférer créer une rupture nette avec les spectateurs plutôt que de chercher leur approbation. Son pragmatisme se focalise uniquement sur les chèques distribués par la direction de l'UFC et la nature des affrontements proposés. L'athlète aspire simplement à accumuler les gains financiers pour s'offrir un avenir paisible sur un bateau, loin de la fureur des arènes.
Cette philosophie cynique se transforme en conseil pour les jeunes combattants qui s'égarent en tentant d'imiter le charisme de Conor McGregor ou de Chael Sonnen. Josh Hokit rappelle que ces personnages uniques restent inimitables et que vouloir calquer leur attitude s'avère souvent destructeur. Pour réussir, il convient de s'accepter soi-même et d'oser susciter d'autres émotions, comme l'animosité. La clé de voûte de ce système repose néanmoins sur une obligation absolue : s'entraîner d'arrache-pied et remporter les combats, sans quoi ces artifices n'ont aucune valeur.
Source : MMA Junkie
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