TKO Group Holdings continue de choyer ses investisseurs. La maison mère de l'UFC a officialisé le versement d'une nouvelle enveloppe de 150 millions de dollars de dividendes au titre du deuxième trimestre de l'année 2026. Cette distribution successive intervient après un premier paiement d'un montant similaire effectué en mars dernier, récompensant les détenteurs d'actions ordinaires de classe A. Le versement de ces gains se concrétisera le 30 juin prochain, offrant une rémunération fixée à 0,79 dollar par action.
Ces bénéfices découlent directement des gigantesques accords de diffusion conclus au cours des derniers mois. L'UFC a notamment opéré un virage historique en s'engageant pour sept ans et 7,7 milliards de dollars avec Paramount, quittant ainsi les écrans d'ESPN. Ce partenariat révolutionnaire supprime définitivement le système traditionnel du paiement à la séance, l'intégralité des soirées de combats figurant désormais dans l'abonnement standard de la plateforme Paramount+.
Le groupe multimédia a appliqué la même stratégie pour ses autres actifs majeurs. Le programme phare de la WWE, Monday Night Raw, a ainsi migré vers Netflix, tandis qu'un accord d'envergure lie la branche catch à ESPN pour la diffusion des grands rendez-vous sur le nouveau service payant ESPN Unlimited. En parallèle, la structure récolte les fruits du lancement de Zuffa Boxing. Cette entité dédiée à la boxe anglaise, pilotée par Dana White et Nick Khan, bénéficie d'un financement exclusif de Sela, un organe du gouvernement de l'Arabie saoudite, et vient de sceller des contrats de diffusion avec Paramount aux États-Unis et Sky Sports au Royaume-Uni.
Les perspectives comptables s'annoncent d'ailleurs radieuses avec un chiffre d'affaires annuel projeté entre 5,675 et 5,775 milliards de dollars. Ce bilan florissant devra néanmoins absorber une perte financière programmée à l'occasion de la soirée UFC organisée à la Maison Blanche le 14 juin.
L'aménagement de la pelouse sud de la résidence présidentielle requiert un investissement colossal estimé à plus de 60 millions de dollars, entièrement pris en charge par l'entreprise. Si les commanditaires et les contrats de parrainage permettront de récupérer environ 30 millions de dollars, le déficit sec de cette opération atteindra la barre des 30 millions de dollars. Mark Shapiro et l'ensemble de l'état-major assument pleinement ce choix, affirmant que le retentissement planétaire et la visibilité unique de ce spectacle historique s'avèrent infiniment plus précieux que les pertes immédiates enregistrées par la trésorerie.
Source : MMA Fighting